Konferenz "Traductologie Plein Champ. Pour qui traduire? Qui pour traduire?!
Stadt: Liège, Belgien
Beginn: 2026-05-12
Ende: 2026-05-13
URL: https://www.cirti.uliege.be/cms/c_12730794/fr/cirti-traductologie-de-plein-champ
Ce colloque s’inscrit dans la série de la Traductologie de plein champ, née en 2007 à l’Université Paris Diderot
(aujourd’hui Université Paris Cité). Il en constituera la dixième édition. Comme les précédents, il a vocation
à réunir, sur des thématiques d’intérêt commun, traductologues, enseignant.es en traduction,
professionnel.les et étudiant.es. Comme les précédentes éditions, le colloque se déroulera dans trois lieux et
à trois dates différentes, en présentiel :
Wrocław (Pologne), les 12 et 13 mars 2026
Sherbrooke (Québec) les 16 et 17 avril 2026
Liège (Belgique), les 12 et 13 mai 2026.
À Liège nous réfléchissons ensemble sur les questions suivantes:
1) Pour qui traduire ?
La communication, surtout lorsqu’elle est multilingue, est de plus en plus calibrée : elle se démultiplie pour
cibler des publics précis, souvent propulsée par des outils s’appuyant sur l’exploitation des mégadonnées,
pour le meilleur – la couverture des publics qui, jusqu’alors, étaient restés marginalisés, voire ignorés, avec
des enjeux de citoyenneté et d’inclusivité ; ou pour le pire – campagnes d’influence parfois transnationales
et multilingues destinées à peser sur tel choix politique ou de société, avec des enjeux démocratiques et
citoyens.
2) Qui pour traduire ?*
Diplômé.es en traduction ; public de spécialistes ; membres du même groupe social, porteurs d’affinités
identitaires, informaticiens, agents conversationnels…? L’informatisation, on le sait, a entraîné une
fragmentation des métiers de la traduction. Son avatar le plus récent à l’heure, peut-être précaire, où nous
lançons cet appel à communications, aura-t-elle un effet inverse, dans la mesure où il s’agit d’une
technologie de portée générale, comme le dénote l’acronyme anglais GPT (General Purpose Technology),
même si l’emblématique ChatGPT doit originellement la deuxième partie de son nom à (Generative
Pre-Trained Transformer) ?
Le comité organisateur de ce colloque international (Belgique, France, Pologne, Québec, Suisse), ne croit
certes pas à l’hypothèse d’une disparition de la traduction humaine ; pour autant, croire est loin d’être
suffisant : il faut argumenter ; il faut démontrer ; il faut s’organiser pour peser et montrer la place de la
traduction humaine dans le monde d’aujourd’hui. Le public de la traduction a-t-il changé ?
De quelle façon ? Comment l’accessibilité façonne-t-elle les pratiques traductives et élargit-elle la
notion-même de traduction ? Comment et pourquoi l’identité de la personne qui traduit se retrouve-t-elle
aujourd’hui sur le devant de la scène ? Peut-on tout traduire, et pour tout le monde ? Quels sont les enjeux
éthiques, déontologiques, écologiques et démocratiques de la traduction à l’ère de l’IA ? Comment s’assurer
de la visibilité de ces enjeux dans les secteurs publics et privés ? Quel rôle joue encore la traduction humaine
et devrait jouer la traduction automatique dans divers domaines de la vie publique (justice, hôpitaux,
politique, etc.) ?
Comment l’accessibilité façonne-t-elle les pratiques traductives et élargit-elle la
notion-même de traduction ? Comment et pourquoi l’identité de la personne qui traduit se retrouve-t-elle
aujourd’hui sur le devant de la scène ? Peut-on tout traduire, et pour tout le monde ? Quels sont les enjeux
éthiques, déontologiques, écologiques et démocratiques de la traduction à l’ère de l’IA ? Comment s’assurer
de la visibilité de ces enjeux dans les secteurs publics et privés ? Quel rôle joue encore la traduction humaine
et devrait jouer la traduction automatique dans divers domaines de la vie publique (justice, hôpitaux,
politique, etc.) ?
Programme
Mardi 12 mai 2026
8:30 – 9:00 Inscription & café – Registration & coffee
9:00 – 9:15 Mot d’accueil
Panel 1
9:15 – 9:35 Laure KAZMIERCZAK et Béatrice COSTA (Université de Mons, SEREG, Belgique)
L’éthique du traduire : renouer avec Benjamin, Berman et Meschonnic
9:35 – 9:55 Freddie PLASSARD (Université Sorbonne Nouvelle, France)
Qu’appelle-t-on connaître un domaine ?
09:55 – 10:15 Karen FERREIRA-MEYERS (University of Eswatini, Afrique du Sud)
Traduire pour la SADC : qui traduit, pour qui traduit-on et comment traduit-on ? Transformations récentes
10:15 – 10:30 Discussion – Q&A
10:30 – 10:50 Pause-café
10:50 – 11:50 Caroline ROSSI (Université Grenoble Alpes, France)
La traduction à l’ère de l’IA : pour une analyse critique des discours, des ontologies et des pratiques
11:50-13 :00 Pause midi – Lunch Break
Panel 2
13:00 – 13:20 Aurélien RIONDEL (Université de Genève, Suisse), Marie-Hélène GIRARD (Université McGill, Canada)
Qui pour réviser des traductions juridiques ? Une étude comparative de l’IA et de plusieurs catégories de
professionnels
13:20 – 13:40 Chris DURBAN (traductrice – Institute of Translation and Interpreting (UK) et SFT (France))
Agency, Risk, and Responsibility: Translators’ Ethical Choices in Professional Practice
13:40 – 14:00 Kateryna ZAKHAROVA (Université de Strasbourg, France)
La transmission des termes et concepts juridiques d’une culture à l’autre : enjeux actuels
14:00 – 14:20 Discussion – Q&A
14:20 – 14:40 Pause café
Panel 3
14:40 – 15:20 Alexander MINSHALL, Timothy MCKEON (Guerrilla Media Collective)
Navigating Precarity: Innovative Governance and Feminist Economics for Language Workers
15:20 – 16:00 Cécile DENIARD (CEATL)
Face à l’IA : éthique et responsabilité du traducteur littéraire
16:00 – 16:20 Discussion – Q&A
16:20 – 16:50 Wrap up Session (Florence ZHANG, Université Paris Cité, France & Maud GONNE, Université de Liège,
Belgique)
19:00 Conference Dinner (sur réservation) : Restaurant « Au Point de Vue » (Pl. Verte 10, 4000 Liège)
Mercredi 13 mai 2026
9:00 – 9:30 Accueil
9:30 – 10:30 Sarah NEELSEN (Université Sorbonne Nouvelle, France)
De qui le FALC est-il la langue ?
10:30 – 10:50 Pause-café
Panel 4
10:50 – 11:10 Sevita CASERES, Tinka STÖSSEL et Alexander KÜNZLI* (Université de Genève, Suisse)
Subtitling Workflows in Swiss News Broadcasting: Technological and Institutional Challenges
11:10 – 11:30 Kim HYONGRAE (Auburn University, United States)
Interpreters and the Zone of Uncertainty in Bong Joon-ho’s Translation Trilogy
11:30 – 11:50 Céline GAUTHIER (Sorbonne Nouvelle & Université Catholique de l’Ouest, France), Eva ROTHENBERGER
(University of Augsburg, Germany) et Marco AGNETTA (Leopold Franzens University, Austria)
Traduire pour se fier à l’écoute : l’audiodescription au défi d’une danse visuelle
11:50 – 12:10 Hanaa BELDJERD (Université de Lille, France)
Le traducteur de l’ONU à l’épreuve de l’éthique : médiation culturelle et déontologie
12:10 – 12:30 Discussion – Q&A
12:30 – 13:30 Pause midi – Lunch Break
Panel 5
13:30 –13:50 Arianne DES ROCHERS (Université de Moncton, Canada)
L’éthique est dans la relation : pratiques et expériences de la relation entre auteur·rices autochtones et
traducteur·rices allochtones dans le milieu éditorial canadien
13:50 – 14:10 Hayashi KEISUKE (Hosei University Junior and Senior High School, Japan)
Translating Women, Writing Women: The Influence of Carson McCullers on Haruki Murakami’s Kaho and
Anteater in Musashi-Sakai
14:10 – 14:30 Christian BENITEZ (Ateneo de Manila University, the Philippines)
Cacique Translations: On the Recent Rise of Filipino Literature in the Anglophone World
14:30 – 15:00 Discussion – Q&A
15:00 – 15:30 Wrap up Session (Nicolas FROELIGER, Université Paris Cité, France & Valérie BADA, Université de Liège,
Belgique)
Beitrag von: Myriam-Naomi Walburg
Redaktion: Ursula Winter