Stadt: Grenoble

Frist: 2020-11-27

Beginn: 2021-03-25

Ende: 2021-03-26

(English version below)

APPEL A COMMUNICATIONS

Colloque international LED 2021: La référence : (co-)construction et exploitation

Université Grenoble Alpes, 25-26 mars 2021

Organisation: Laure Gardelle (Université Grenoble Alpes), Laurence Vincent-Durroux (Université Grenoble Alpes) et Hélène Vinckel-Roisin (Sorbonne Université, CeLiSo)

La référence est entendue ici dans le domaine nominal, pronoms compris, au sens de désignation d’une entité dans la représentation mentale, que cette entité existe dans le monde extralinguistique ou soit fictive.

Dans les études sur la référence, une grande attention a été portée aux contraintes sur l’interprétation d’expressions référentielles en contexte anaphorique (théorie du gouvernement et du liage pour les contraintes syntaxiques intra-propositionnelles ; questions d’opacité référentielle lorsque deux GN, sujet et objet, sont co-référentiels ; études sur l’anaphore discursive), puis, dans les études plus générales sur la référence, à la pragmatique (ex. maximes de Grice pour Gundel et al. 1993) et au rôle du statut cognitif du référent (théorie de l’Accessibilité d’Ariel 1990, Hiérarchie du Donné de Gundel et al. 1993, théories du centrage de Grosz et al. 1995, Walker et al. 1998, Strube & Hahn 1999). Or les recherches de ces auteurs, ainsi que d’autres recherches récentes (ex. Abbott 2010, Gundel & Abbott 2019), ont fait apparaître les limites de ces modélisations, qui constituent un apport important parce qu’elles mettent au jour des tendances certaines, mais qui ne peuvent montrer que des tendances. En effet, le paramètre du statut cognitif du référent interagit avec d’autres facteurs ; de plus, une partie de ces études s’appuie sur des exemples construits.

C’est cette complexité que ce colloque cherche à mieux cerner, en faisant dialoguer des spécialistes de différentes langues et de différents champs, démarche qui reste rare à l’heure actuelle. Il s’agit de remettre les locuteurs-utilisateurs au centre du processus : comme l’a rappelé par exemple Strawson (1950), ce n’est pas une description définie qui réfère en elle-même, mais les locuteurs qui utilisent une description définie pour référer, dans une situation de communication déterminée.

Des communications portant sur toutes langues du monde seront particulièrement bienvenues sur les points suivants :

- Au-delà du paramètre du statut cognitif, quels autres facteurs entrent en jeu dans la construction de la référence et dans son traitement ? Notamment, quelle est la part de l’ordre des constituants (ex. rôle d’une syntaxe plus « souple » comme en allemand ou d’une syntaxe plus stable comme en français), des fonctions syntaxiques (ex. primauté du sujet syntaxique), de la détermination du nom, de la structure informationnelle ou du prédicat ? L’étude de références ambiguës pourra être bienvenue à cet égard. Ou encore, quelle est la part des conventions (d’une culture [Wu et al. 2013], d’un genre discursif, d’une micro-communauté de pratiques) dans le choix d’un type d’expression référentielle ? Thurmair (2003), Landragin & Schnedecker (2014), ou les travaux du projet ANR Democrat (2016-2020), par exemple, montrent bien le rôle des conventions de genre discursif, dans des genres très codifiés tels que les recettes de cuisine, les modes d’emploi / notices d’utilisation ou encore les livres pour enfants ; des conventions existent-elles dans tous les genres discursifs, et ont-elles toujours le même poids par rapport à d’autres paramètres ?

- Dans les travaux cités ci-dessus, c’est le singulier qui est généralement pris en compte. Or des études sur le pluriel ont révélé des complexités complémentaires (Gardelle 2019). Un même groupe the children peut ainsi prendre une interprétation distributive, collective ou cumulative selon la prédication à laquelle il est associé (ex. Abbott 2010 pour l’anglais, Gunkel 2017 pour l’allemand) ; ou encore, le pluriel s’accompagne d’un flou référentiel (l’acqueduc est une invention des Romains ne signifie pas que tous les Romains ont œuvré, Link 1983). Cet effet a été particulièrement montré, pour les pronoms personnels, avec le ils grégaire (A l’hôpital, ils ont dit…_, ex. Kleiber 1992, Johnsen 2019), les pronoms en anaphore indirecte (_Ich angle jetzt schon seit Stunden, aber sie wollen einfach nicht anbeißen, Schwarz 2000), ou le nous, tour à tour inclusif ou exclusif. On pense bien sûr aussi aux impersonnels, tel le on du français (cf. Fløttum 2004 et les six valeurs de on dans le genre « article scientifique ». Ce flou est largement exploité en discours : distanciation affective possible par le ils, exploitation rhétorique du nous en contexte politique, par exemple, ou encore « référence arbitraire » (Gunkel 2017) de certains quantificateurs (mancher Gast / so manch N – manch ein…). Une étude plus poussée de cette interface entre référence et quantification permettrait une meilleure appréhension des références plurielles, ainsi qu’une compréhension plus fine du processus de construction de la référence. C’est dans un même esprit qu’on pourrait discuter et examiner les problèmes que pose ce flou référentiel dans le cadre de la détection automatique et de l’annotation de la co-référence dans différentes langues, ce qui permettrait d’esquisser des solutions à la problématique des ambiguïtés référentielles (prolongeant ainsi l’approche de Stede 2016) ou encore à celle de ces pluriels complexes.

- Les études citées visent par ailleurs à mettre en concurrence les types d’expressions référentielles. Mais comment s’organise la concurrence au sein d’un même type ? Collins & Postal (2012) ont ainsi recensé les emplois de pronoms « imposteurs », tel le comment allons-nous ? de l’infirmier s’enquérant uniquement de l’état du patient ; ou encore, la presse britannique a désigné Kate Middleton par divers noms propres, ainsi son nom complet, mais aussi Kate, Waitie Katie ou autres variations (Hoffstetter 2016 ; voir pour l’allemand aussi, ex. Balnat 2015, 2018). Quels effets la variation par rapport à la « norme » attendue produit-elle, et note-t-on des récurrences, voire des attentes conventionnelles, dans ces écarts et leurs effets ? L’étude des antonomases, métonymies ou métaphores pourra également être intéressante pour appréhender la complexité des enjeux de nomination et de construction d’une représentation du référent.

- Les dimensions orale et non verbale ont elles aussi été insuffisamment étudiées dans les questions relatives à la référence : par exemple, quel est leur rôle dans la (co‑)construction de la référence ? On pense d’une part à la dimension phonologique. L’échelle d’Ariel (1990) distingue les pronoms accentués des pronoms inaccentués ; mais l’accentuation reste peu étudiée dans les travaux sur la référence fondés sur des corpus oraux. Quel est son rôle, outre la création d’un contraste avec un autre référent ? On pense d’autre part à la dimension kinésique : gestes, mouvements de la tête, regard dirigé, pointage. Comment ces éléments contribuent-ils à la (co-)construction de la référence, en phase d’acquisition (voir par exemple Morgenstern 2006, Morgenstern & Parisse 2017, Hannken-Illjes & Bose 2018) mais aussi au-delà ?

- L’étude de la référence et de son acquisition chez des publics non typiques contribuera également à mieux comprendre les paramètres en jeu : enfants sourds profonds appareillés ou non, par exemple, ou encore personnes atteintes d’Alzheimer ou de schizophrénie. On sait notamment que la surcharge cognitive peut avoir un effet sur la forme des anaphoriques (Bourdin 2015, Vincent-Durroux et al. 2018) ; en est-il de même, plus généralement, pour la référence ?

- La question de la construction de la référence conduit à s’intéresser également à la dimension de co-construction en tant que telle, que l’interaction soit orale ou écrite. L’étude des anaphores a, par exemple, mis en évidence tantôt des enjeux de pouvoir (Salazar-Orvig & Grossen 2011), tantôt des mécanismes d’aide entre locuteurs non natifs et natifs pour circonscrire la référence lorsque le terme fait défaut (David, Poussard & Vincent-Durroux 2019). Qu’en est-il aussi de cette co-construction de la référence dans les nouveaux médias, en particulier Facebook® ou Twitter® (Aktas, Scheffler & Stede 2018) ou bien encore dans la communication médiée (ex. WhatsApp®, SMS) ? De quelle manière se réalise la référence dans des textes multimodaux, lorsqu’émojis et émoticônes, voire images ou photos, jouent un rôle référentiel (cf. Pappert 2017, projet sms4science (sud4science.org) piloté par Rachel Panckhurst) ?

- Enfin, l’exploitation de la référence en contexte argumentatif reste de nos jours encore une piste à creuser. Dans quelle mesure une expression référentielle « marquée », voire une chaîne de référence, peut-elle être considérée comme une ressource au service de la stratégie argumentative du locuteur ? Une réflexion approfondie sur différents maillons constitutifs de la chaîne de référence pourrait s’avérer fructueuse : au-delà d’études récentes sur la distinction entre « (non-)restrictivité conceptuelle » et « (non-)restrictivité référentielle » des épithètes (ein schwarzer Rabe, die verdammte Tür – Fabricius-Hansen 2009a/b), ou encore sur les cas de répétition immédiate du nom propre dans le discours journalistique (Vinckel-Roisin 2018), on pourra par exemple s’interroger plus précisément sur le rôle argumentatif des GN développés (ex. Spezifizierungsanaphern de Consten & Schwarz-Friesel 2007, ou diverses études sur les noms généraux). De même, c’est sous un angle argumentatif, rhétorique, que pourront être examinées les questions de catégorisation au fil d’une chaîne de référence. Notamment, la nominalisation présente la catégorisation comme acquise ; dire le géant du meuble rend difficile la contestation de ce statut. Comment cette donnée linguistique est-elle exploitée délibérément en contexte argumentatif ou rhétorique ; comment un rejet du statut proposé peut-il alors se construire ?

Conférenciers invités :
Catherine Emmott, University of Glasgow, Royaume-Uni
Lutz Gunkel, Leibniz-Institut für Deutsche Sprache, Mannheim, Allemagne
Manfred Krifka, Leibniz-Zentrum Allgemeine Sprachwissenschaft, Berlin, Allemagne

Calendrier :
Date limite de soumission : 27 novembre 2020

Retour des avis du comité scientifique : 11 décembre 2020

Les propositions, d’environ 700 mots – bibliographie (5 références max.) non incluse –, présenteront brièvement le cadre de l’étude, la problématique, la méthode et les principaux résultats. Elles seront accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique. Elles sont à envoyer, aux formats .doc(x) et .pdf, à : led2021@sciencesconf.org.

Langues du colloque : français et anglais

Les articles issus du colloque, sous réserve d’acceptation par évaluation en double aveugle, feront l’objet d’une publication à diffusion internationale.

Comité scientifique :
Denis Apothéloz (Université de Lorraine, France)
Vincent Balnat (Université de Strasbourg, France)
Ines Bose (Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg, Allemagne)
Jacques Bres (Université Montpellier 3, France)
Marianne Doury (Université Paris Descartes, France)
Katy Jones (Cardiff University, Royaume-Uni)
Marion Fossard (Université de Neuchâtel, Suisse)
Stéphanie Gobet (Université de Poitiers, France)
Susanne Günthner (Westfällische Wilhelms-Universität, Münster, Allemagne)
Daniel Kempler (Emerson College, Boston, Etats-Unis)
Georges Kleiber (Université de Strasbourg, France)
Frédéric Landragin (ENS / Lattice, France)
Jacqueline Leybaert (Université Libre de Bruxelles, Belgique)
Elise Mignot (Sorbonne Université, France)
Lorenza Mondada (Universität Basel, Suisse)
Aliyah Morgenstern (Université Sorbonne Nouvelle, France)
Franck Neveu (Sorbonne Université, France)
Iva Novakova (Université Grenoble Alpes, France)
Catherine Schnedecker (Université de Strasbourg, France)
Gilles Siouffi (Sorbonne Université, France)
Agnès Steuckhardt (Université Montpellier 3, France)
Maria Thurmair (Universität Regensburg, Allemagne)

CALL FOR PAPERS

International conference LED 2021

Reference : (co-)construction and use

Université Grenoble Alpes, 25-26 March 2021

Organisation: Laure Gardelle (Université Grenoble Alpes), Laurence Vincent-Durroux (Université Grenoble Alpes) and Hélène Vinckel-Roisin (Sorbonne Université, CeLiSo)

Reference is considered here in the nominal domain – pronouns included – and is understood as the designation of the mental representation of an entity, regardless of whether the latter exists in the extralinguistic world.

A great amount of research on reference has been devoted to the constraints on the interpretation of referential expressions in anaphoric contexts (e.g. Government and Binding Theory for the syntactic constraints on sentence-internal anaphora; issues of referential opacity for coreferential NPs in subject and object positions; or discourse anaphora); later on, more general studies on reference have considered pragmatics (e.g. Grice’s Maxims in Gundel et al. 1993) and the influence of the cognitive status of the referent (e.g. Accessibility theory, Ariel 1990; Givenness Hierarchy, Gundel et al. 1993; Centering frameworks, Grosz et al. 1995, Walker et al. 1998, Strube & Hahn 1999). But these studies, as well as more recent research (e.g. Abbott 2010, Gundel & Abbott 2019), have also brought to light the limitations of such theoretical models. They are important in that they establish definite trends, but all they can make out are trends, as the referent’s cognitive status obviously interacts with other factors – besides, many of these studies are based on constructed examples.

It is this complexity that the present conference will seek to explore, by bringing together specialists of various fields and languages. It will place the speaker/user at the core of the referential process: as stressed by Strawson (1950) among others, it is not a definite description that refers by itself, but a speaker who uses a definite description to refer to something in a given speech situation.

Contributions to the following issues, based on any of the world languages, are particularly welcome:

- In addition to the cognitive status of the referent, what factors are at play in the construction and management of reference? In particular, what is the influence of constituent order (e.g. role of a rather ‘flexible’ syntax, as in German, or of a more rigid syntax, as in French), of syntactic functions (e.g. pre-eminence of the syntactic subject), nominal determiners, information structure, or the predicate? The study of ambiguous references may contribute useful insights into the issue. Another aspect is the influence of conventions (whether the conventions of a culture [Wu et al. 2013], of a genre or of a micro-community of practice) in the choice of a type of referential expression. For example, Thurmair (2003), Landragin & Schnedecker (2014) or the research programme Democrat (ANR 2016-2020) have evidenced the role of genre-related conventions for highly codified genres such as cooking recipes, instruction manuals or children’s books. But do conventions exist in all genres, and do they always carry the same weight in comparison with other parameters?

- In the studies mentioned above, the focus is mostly on the singular. Yet studies on the plural have shown further complexity (Gardelle 2019). For example, the same NP the children may be given a distributive, a collective or a cumulative interpretation depending on the associated predicate (e.g. Abbott 2010 for English, Gunkel 2017 for German); the plural is also likely to create referential blurring (for example the aqueduct was invented by the Romans does not mean that all the Romans were involved, Link 1983). This fact has been well documented for personal pronouns, especially “gregarious” ils in French (A l’hôpital, ils ont dit…_, ‘At the hospital they said…’, Kleiber 1992, Johnsen 2019), pronouns in indirect anaphora (_Ich angle jetzt schon seit Stunden, aber sie wollen einfach nicht anbeißen, Schwarz 2000) or French nous ‘we’, which can be either inclusive or exclusive. Blurred reference, of course, also brings to mind impersonal pronouns such as French on (see Fløttum 2004 on the six values of on in academic papers). This blurring effect is often exploited pragmatically in discourse, for emotional distancing (they_), rhetorical effects in political contexts (we_) or even “arbitrary reference” (Gunkel 2017) for some quantifiers (mancher Gast / so manch N – manch ein…). A closer look at the reference / quantification interface will provide a better understanding of plural reference and more generally, of the process of referential construction. Similarly, considering the problems posed by referential blurring for automatic detection and annotation of coreference in various languages may provide insights on how to deal with referential ambiguity (in the wake of Stede 2016) and complex plurals.

- In addition, the studies mentioned above examine how the types of referential expressions compete. But how is a form selected within a given type? Collins & Postal (2012), for instance, have compiled the uses of ‘pronominal imposters’, as in How are we doing today? used by a nurse to enquire about a patient’s health. Another example is the variety of NPs used by the British press to refer to Kate Middleton, with proper names ranging from her full name to Kate, Waitie Katie and other variants (Hoffstetter 2016; for comparable cases in German, see Balnat 2015, 2018). What are the possible effects of variation from the expected “norm”? Is it possible to detect recurrences, or even conventional expectations, in such variations and their effects? The study of antonomasia, metonomy and metaphor will be another interesting way to examine the complex issues of denomination and representation of the referent.

- Further research into the oral and non-verbal dimensions of reference is also crucially needed: in particular, what part do they play in the (co-)construction of reference? Regarding the phonological dimension, Ariel (1990)’s Accessibility Marking Scale distinguishes between stressed and unstressed pronouns; but stress is still understudied in research on reference based on spoken corpora. Apart from creating a contrast with another referent, what is the role of stress? Another aspect is that of kinetics – gestures, head movements, targeted gazes and pointing. How do these components contribute to the (co-)construction of reference, during language acquisition (Morgenstern 2006, Morgenstern & Parisse 2017, Hannken-Illjes & Bose 2018) but also beyond?

- The study of reference (and its acquisition where appropriate) in speakers with non-typical development (e.g. deaf children, fitted with hearing aids or not) or people who have Alzheimer’s disease or schizophrenia, will also provide useful insights into the parameters at play. In particular, it has been shown that cognitive overload may impact the form of anaphoric pronouns (Bourdin 2015, Vincent-Durroux et al. 2018); are there effects on reference in general as well?

- The issue of the construction of reference also raises that of its co-construction, in both spoken and written interaction. For example, the study of anaphora has made out cases of competition for domination (Salazar-Orvig & Grossen 2011), or conversely cases in which speakers helped each other in order to establish reference when a useful word was missing from a non native speaker’s lexicon (David, Poussard & Vincent-Durroux 2019). In another domain, how is co-construction effected in the social media, especially Facebook® or Twitter® (Aktas, Scheffler & Stede 2018), or in mediated communication (e.g. WhatsApp®, text messages)? How is reference achieved in multimodal texts, when emoticons and smileys, or even pictures or photos, have a referential role (see Pappert 2017, or the sms4science project (sud4science.org) led by Rachel Panckhurst)?

- Finally, the exploitation of reference for argumentative purposes is still underresearched today. To what extent may a “marked” referential expression (or referential chain) be regarded as part of the argumentative strategy? A closer look at the various links of a given reference chain might prove useful in this respect: in the wake of recent research on the distinction between “conceptual (non-)restrictiveness” and “referential (non-)restrictiveness” for attributive adjectives (ein schwarzer Rabe, die verdammte Tür – Fabricius-Hansen 2009a/b), or on cases of immediate repetition of proper names in journalistic writing (Vinckel-Roisin 2018), an area for further research is the argumentative role of full NPs (e.g. Spezifizierungsanaphern, Consten & Schwarz-Friesel 2007, or various studies on general nouns). Similarly, the argumentative, rhetorical angle will be relevant to consider categorisation within a referential chain. For example, nominalisation implies that the categorisation is taken for granted, so that referring to a company as the furniture giant makes rejection of that status difficult. How is this linguistic fact deliberately put to use in argumentative or rhetorical contexts; and how can rejection of the proposed status be achieved?

Keynote speakers:
Catherine Emmott, University of Glasgow, United Kingdom
Lutz Gunkel, Leibniz-Institut für Deutsche Sprache, Mannheim, Germany
Manfred Krifka, Leibniz-Zentrum Allgemeine Sprachwissenschaft, Berlin, Germany

Key dates:
Deadline for submission: 27 November 2020
Notification of acceptance: 11 December 2020

Proposals of around 700 words (plus up to 5 references), together with a short bio, should be sent to led2021@sciencesconf.org The proposals should be sent both in .doc(x) and .pdf formats. The talks may be given in English or in French.

Following the conference, submitted papers will be considered for a publication with an international impact, subject to double blind peer review.

Advisory Board:
Denis Apothéloz (Université de Lorraine, France)
Vincent Balnat (Université de Strasbourg, France)
Ines Bose (Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg, Germany)
Jacques Bres (Université Montpellier 3, France)
Marianne Doury (Université Paris Descartes, France)
Katy Jones (Cardiff University, United Kingdom)
Marion Fossard (Université de Neuchâtel, Switzerland)
Stéphanie Gobet (Université de Poitiers, France)
Susanne Günthner (Westfällische Wilhelms-Universität, Münster, Germany)
Daniel Kempler (Emerson College, Boston, US)
Georges Kleiber (Université de Strasbourg, France)
Frédéric Landragin (ENS / Lattice, France)
Jacqueline Leybaert (Université Libre de Bruxelles, Belgium)
Elise Mignot (Sorbonne Université, France)
Lorenza Mondada (Universität Basel, Switzerland)
Aliyah Morgenstern (Université Sorbonne Nouvelle, France)
Franck Neveu (Sorbonne Université, France)
Iva Novakova (Université Grenoble Alpes, France)
Catherine Schnedecker (Université de Strasbourg, France)
Gilles Siouffi (Sorbonne Université, France)
Agnès Steuckhardt (Université Montpellier 3, France)
Maria Thurmair (Universität Regensburg, Germany)

Beitrag von: Ludwig Fesenmeier

Redaktion: Robert Hesselbach